L’anecdote suivante est … vraie. J’ai juste changé le nom des protagonistes, car elle ne met pas spécialement en valeur leurs compétences.

Un beau jour de février, un prospect m’appelle :

« – Philippe, on t’appelle au secours parce que depuis la migration, notre trafic a chuté, et le boss est pas content, mais alors pas content du tout. Pourtant on a fait des redirections et tout et tout mais Google a pas aimé le changement de domaine. 
– Ok. La baisse est sérieuse, ou c’est juste quelques % perdus ?
– Euh… Oui, c’est sérieux, je t’envoie les accès à Analytics, tu jugeras par toi-même, c’est assez violent. »

Peu de temps après, je reçois les accès analytics, et… je constate qu’effectivement, ils ont perdu 90% de leur trafic. Je soupçonne deux minutes un problème de taggage, mais la Google Search Console (à l’époque c’était les Webmaster Tools) indique une baisse équivalente du trafic SEO. Ce qui m’étonne le plus c’est que le trafic se concentre sur les anciennes urls, sur les nouvelles, le trafic est quasi nul !

Du coup j’ai l’idée de vérifier un truc élémentaire, et après avoir revérifié trois fois (n’en croyant pas mes yeux), je décide de rappeler le prospect.

– Re-Bonjour ! Euh, je crois savoir d’où ca vient. 
– Ah ! Ok. C’est quoi le problème… ?
– Et bien, vos redirections pointent des nouvelles urls vers les anciennes, elles sont à l’envers, il faut faire les redirections des anciennes urls vers les nouvelles !
– Ah bon ? Tu es sûr ?
– Qu’elles pointent des nouvelles vers les anciennes ? Oui je suis sûr.
– Nan, ça on sait, mais qu’il faut les faire dans l’autre sens
– Paf! (ça c’est le son de main qui frappe mon front). Oui ça aussi j’en suis sûr.

Face à une telle équipe de vainqueurs, les choses ne pouvaient pas s’arrêter la. La suite dans un prochain billet